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Le crowdfunding pour vous financer

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13
Juil
2015

De plus en plus d’entreprises ont recours aux plateformes de financement participatif (crowdfunding) pour obtenir des prêts et trouver des capitaux. crowdfunding

Selon le dernier  baromètre Compinnov, les plateformes françaises de crowdfunding ont collecté 152 millions d’euros en 2014. Un montant qui a doublé en un an, traduisant un certain engouement pour ces outils de mise en relation des porteurs de projets avec des financeurs. Une bonne occasion de présenter les grands principes de fonctionnement de ce système de financement..

Dons, prêts et et prises de participation

Soutenir un projet culturel ou humanitaire en donnant un peu d’argent via un site internet dédié correspond à la vision la plus répandue du crowdfunding. Pour autant, le don n’est pas la mécanique de financement mise en oeuvre sur ces plateformes. En 2014, il n’a d’ailleurs représenté que 25,1 % des sommes collectées, juste devant les apports en capital (16,7%), mais bien loin derrière les prêts gratuits ou rémunérés (58,2%). Bien entendu, ce sont ces deux dernières solutions qui sont privilégiées par les entreprises.

Un financement adapté à sa stratégie

Certaines entreprises n’hésitent pas à solliciter des dons pour parvenir à financer un projet. Le plus souvent, il s’agit de toutes petites structures à la recherche de quelques milliers d’euros pour boucler l’achat d’une machine ou d’une voiture. Mais pour obtenir des sommes importantes, les TPE/PME doivent se tourner vers les plateformes de prêts ou de prises de participations, ces dernières vont permettre de lever des fonds, dans la limite d’un million d’euros.

Ce mode de financement, dit en « equity« , vise à trouver des partenaires dont les apports vont augmenter les fonds propres de l’entreprise. Il est particulièrement adapté aux start-up et aux entreprises soutenant un projet « innovant » à forte croissance. En effet, il séduit des « capital-risqueurs » qui cherchent à faire la « culbute » ou a profiter des avantages fiscaux qu’offre ce type d’investissement. Les plateformes de prêts rémunérés s’adressent, quant à elle, à des entreprises plus classiques qui souhaitent obtenir des fonds sans passer par la case banque. Elle peuvent ainsi, sans avoir à apporter de garantie, contracter jusqu’à un millions d’euros d’emprunt auprès de prêteurs dont l’apport personnel est lui même plafonné à 1000 €. Les intérêts, le plus souvent fixés par la plateforme en fonction de son évaluation des risques, varient de 4% à plus de 10%..

Faire campagne

Le crowdfunding ne doit pas être considéré comme une solution de financement classique, dans la mesure où il s’appuie sur la mobilisation du public. La question n’est donc pas de séduire un banquier, mais de proposer un projet à des milliers d’investisseurs potentiels afin d’obtenir leur soutien. Une démarche qui oblige à faire campagne. Un exercice imposé qui, s’il a pour finalité de lever des fonds, permet également à l’entreprise de donner un large écho à son projet. Mais faire campagne ne s’improvise pas et bien s’y préparer est l’une des meilleures manières de ne pas échouer devant des milliers d’internautes adeptes des réseaux sociaux..

Bien chiffrer ses besoins

Pour parvenir à séduire un investisseur, il faut lui donner confiance dans le projet. D’abord, une analyse chiffrée de l’opération doit être réalisée (business plan). C’est à l’occasion de cette phase que la somme appelée est déterminée. Et n’oubliez pas que si, à l’issue de la campagne, le budget n’est pas atteint, même d’un simple euro, l’ensemble de la récolte est annulée. Attention donc à ne pas être trop gourmand..

Séduire le public

Votre projet peut être le plus rentable du monde, s’il est mal présenté vous ne lèverez pas un euro. Vous êtes sur internet, votre fiche projet doit être à la fois courte et suffisamment précise. Son contenu doit être facile à « consommer »… Enfin, et c’est sans doute le plus important, le projet doit être convaincant. Autrement dit, donner envie et pas seulement d’un point de vue économique. En tant que porteur de projet, vous devez prendre le risque de « vous mettre à nu » en exposant vos valeurs et la conviction profonde qui vous incite à miser sur cette opération. Car si vous n’y croyez pas suffisamment, comment les internautes pourraient-ils y croire?.

Rester actif tout au long de la levée de fonds

Ce serait une erreur de penser que l’opération est terminée une fois que le descriptif du projet est mis en ligne sur la plateforme. Au contraire, c’est à ce moment-là qu’il faut que vous  faut être le plus actif et mener votre campagne. Vous devez ainsi générer du trafic en activant vos réseaux physiques et numériques (famille, amis, partenaires économiques…) et ce pendant les quelques mois que durera la levée de fonds. Chaque jour, il vous faudra proposer de nouvelles informations, répondre aux questions des internautes intéressés, les relancer, les motiver. Quant aux premiers investisseurs, n’hésitez pas à les associer à votre campagne afin qu’ils fassent partager à leurs propres réseaux leur confiance dans la réussite de votre projet.

Du temps, de l’énergie et des compétences dans le fonctionnement des réseaux sociaux et la communication Web vous seront nécessaires pour réussir cette phase cruciale.

Enfin, si votre levée de fonds est couronnée de succès, faites-le savoir et tenez régulièrement les internautes au courant de la mise en oeuvre du projet pour lequel vous les avez sollicités. Votre crédibilité n’en sera que plus renforcée lors du lancement d’une prochaine campagne de crowdfunding !

Sur les 152 millions d’euros collectés en 2014, plus de 49 millions l’ont été sous la forme de prêts rémunérés attribués à des entreprises. Des prêts obtenus dans 99 % des cas, selon Compinnov. Il existe un dizaine de plateformes de prêts en France, dont la toute récente Lendopolis, soutenue par l’Ordre des experts-comptables.

Article extrait du mensuel de l’expert-comptable – juin 2015.

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